Images des livres pour la jeunesse

Publié le par Aubagne Ville-Lecture

« Images des livres pour la jeunesse »

(Collectif s/s la direction d'Annick Lorant-Jolly & Sophie Van der Linden)

Créteil : CRDP, Éd. Thierry Magnier, 2006. 18,5 x 22 cm, 231 pages
ISBN : 2-86918-192-2 /
 
 
Présentation de l’éditeur

À travers les créations de douze illustrateurs contemporains, cet ouvrage propose des repères pour lire l'image, en comprendre les codes, afin de mieux appréhender la création contempo-raine dans l'album jeunesse. Nous découvrons ainsi l'univers de Munari, Sara, Elzbieta, Olivier Douzou, Nadja, Anne Herbauts, Hélène Riff, Dave Mac Kean, François Roca, Quentin Blake, François Place, Tana Hoban.

Pour chacun, un album est analysé, puis c'est une image seule qui est soumise à un sémiologue de l'image et à un critique d'art. Ce fil conducteur nous entraîne ensuite dans l'univers du créateur, à travers son oeuvre et plusieurs de ses publications.

 

Une introduction de Michel Defourny sur l'évolution de l'image dans le livre pour la jeunesse et le rôle primordial de l'éditeur complètent cet ouvrage de référence.

En fin d'ouvrage enfin, on retrouve des fiches d'activités pédagogiques autour des douze albums analysés.

Sous la coordination de Sophie Van der Linden et Annick Lorant-Jolly, plusieurs professionnels se sont donc prêtés au jeu de l'analyse plastique, conceptuelle et thématique en prenant en considération la vocation non-élitiste du projet.

 

Sophie Van der Linden est directrice de l'Institut International Charles Perrault. Formatrice, conférencière et enseignante vacataire, elle effectue régulièrement depuis 1999 des interventions autour de la littérature jeunesse dans des Elle a publié Claude Ponti, aux éditions Etre (2000) et est l'auteur de plusieurs articles de recherche.

Annick Lorant-Jolly coordonne au sein du service édition du CRDP de Créteil les publications d'ouvrages pédagogiques.

 
Extrait du livre

Interviewé par Sylvie Neeman, pour la revue suisse Parole, Chen Jian Hong y rend hommage à Marcus Osterwalder, son éditeur.

«Il m'a beaucoup aidé, beaucoup corrigé. Je suis très heureux d'être passé par là, par le documentaire, par cette école de réalisme, de précision, par le regard scientifique qu'exige cette collection. C'est vraiment Marcus Osterwalder qui m'a fait découvrir la littérature pour la jeunesse.»

Le cas n'est pas isolé, nombreux sont les auteurs et illustrateurs qui reconnaissent leur dette à l'égard de leur éditeur.

L'éditeur est beaucoup plus important qu'il n'y paraît à première vue.

On pourrait croire naïvement que son rôle se limite à la concrétisation matérielle d'un projet achevé que lui auraient proposé un ou des créateurs.

Ne lui arrive-t-il pas d'ailleurs de publier tels quels des titres qu'il achète à l'étranger, faisant office de passeur ? Ou de rééditer des titres anciens ?

Mais, dans ces deux cas, l'éditeur reste l'un des partenaires importants de la création. Sa sélection dans la masse de la production internationale correspond à une intention. Ce n'est pas un hasard si Antony Browne figure dans le catalogue d'Isabel Finkenstaedt, chez Kaléidoscope ; ce n'est pas un hasard non plus si Marché Gobelin de Christina Rossetti, paru en 1862, a été révélé au public de langue française, en 2002, par Christine Morault des éditions MeMo. Et lorsque Arthur Hubschmid demande à Cavanna de proposer une traduction nouvelle de Max et Moritz, n'est-il pas à l'origine d'une récréation de l'oeuvre de Withelm Busch ?

 

La plupart du temps, cependant, l'éditeur de création se donne pour tâche d'ouvrir un espace aux auteurs et aux illustrateurs. Il partage leur enthousiasme, les soutient dans leurs audaces ou tempère leurs excès. Ses options suscitent des collaborations. Et les auteurs ou illustrateurs qu'il publie attirent de nouveaux venus, désireux de faire partie d'une grande famille.

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